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Qui sommes-nous ?

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Notre intention

Interroger la capacité à coopérer sans perdre son identité.
Pourquoi faire ce thème du "Nous" avec des "Je" là où on entend davantage la notion de passer du "Je" au "Nous" ? Ce que nous souhaitions collectivement porter comme message dans les coopérations :
  • faire avec les individualités plurielles tout en les conservant;
  • embarquer des personnes diverses, valoriser les différences pour enrichir le NOUS;
  • maintenir un projet commun tout en prenant soin des individualités, accepter l’évolution du groupe;
  • éviter dans son collectif l'effacement, l'oubli de son "je", et éviter les collectifs figés car trop attachés à leur forme d'origine
  • ne pas se diluer dans un "Nous" uniforme

Rapidement, la notion de “Nous” vivant est apparue comme centrale. Nous voulions interroger comment éviter un « Nous » uniforme, homogène, qui dilue les singularités. L’image d'ondes sinuosidales, ou du rythme cardiaque a alors émergé : la question des trajectoires dans le "avancer ensemble", ou "dans la même direction" ne signifiait pas selon nous un alignement de droites qui convergent, mais davantage de courbes, diverses, d'un aller-retour entre croisements, éloignements, tout en ayant des points de synergies. C’est cette idée que nous avons voulu incarner dans notre méthode et nos échanges.
L'image du son a également été un point d'inspiration : comment des sons divers qui, pris séparément, semblent être en dissonance, mais forment dans un tout une sorte d'harmonie ou de cohérence sonore, comme des sons qui se répondent ou entrent en résonance.


Aux origines ...


Retour d’expérience
Quand nous avons lancé ce projet de podcast, nous ne savions pas encore exactement ce que nous étions en train d’initier. Ce que nous voulions, en revanche, était clair : explorer, questionner les tensions fécondes entre l’individuel et le collectif dans les dynamiques coopératives, et partager ces récits pour nourrir d’autres groupes confrontés à la complexité du « faire ensemble ».

Premiers pas : poser les bases du commun
Dès la première réunion, nous avons pris le temps de poser nos fondations relationnelles : poser des accords de groupe autour de la bienveillance, de la participation active et du respect des rythmes, mais aussi la clarification des rôles, choix de les expérimenter de manière tournante (facilitation, scribe, pousse-décision, gestion du temps, logistique).
À l'occasion d'un premier atelier sous forme de "Pomodoro" séquencé en 3 temps, nous avons :
  • défini la vision partagée, les objectifs
  • interrogé les formats imaginés, possibles autour desquels nous souhaitions co-construire
  • posé les bases de nos méthodes de travail, de l'équilibre nécessaire aux regards des contraintes de chacun.e entre temps de réflexion et de travail individuel et de mise en partage, temps de travail en commun

C'est également à cette étape préliminaire que nous avons constitué NOTRE GARE CENTRALE


Tisser des intentions en commun
Le titre s’est imposé comme une évidence collective : « Faire du NOUS avec des JE(s) ». Il disait tout : l’enjeu de respecter les individualités tout en construisant un projet commun. C’est dans cette tension que notre créativité s’est nourrie.

La pensée de Hartmut Rosa, pour Marie, a été un point de bascule. La notion de résonance – cette manière d’être affecté par l'autre / les autres et d’y répondre sans s’y perdre dans une visée transformatrice – a mis des mots sur ce que nous cherchions à créer.
Cela a-t-il influencé le format, à savoir faire parler des voix plurielles, ancrées dans des vécus concrets qui se feraient échos ?

Définir les livrables en conscience
Assez vite, deux formes de livrables se sont dessinées :
  • Un ensemble de cartes, support d’animation, ludique et sensible, pour proposer des formats d’atelier autour pour interroger, expérimenter ou découvrir les thématiques abordées.
  • Un podcast en plusieurs épisodes, composé d’entretiens croisés, dynamiques, pour inspirer.

Au regard de nos accords de groupes "limiter nos ambitions au Minimum Viable Product - ou comment le mieux est l'ennmi du bien", le choix s'est arrêté sur un format court de 4 épisodes sous forme de podcast (10-15 minutes), des questions communes pour faciliter le montage, et l’envie de garder une voix humaine dans le montage : voilà les ingrédients retenus. Le wiki d’Animacoop est devenu notre base arrière pour centraliser et documenter.

Coopérer en restant soi
Chaque réunion a été l’occasion d’incarner notre sujet. Nous avons expérimenté ce que nous cherchions à documenter : comment coopérer sans s’effacer, comment maintenir l’écoute même dans le désaccord, comment faire place à chacun.e, et accueillir avec écoute et compréhension les contraintes temps des membres du collectif.

Maxime, a rapidement proposé ses compétences de monteur, ingénieur son, un rôle clef. Camille a également apporté sa patte et sa touche esthétique en s'occupant de l’identité graphique. Lucile, a eu un rôle pivot de coordination facilitant les temps d'échanges et de retour aux réflexions communes, mais aussi par sa créativité et sa sensibilité dans l'esprit du podcast et le découpages des épisodes. Claude et Marie ont mobilisé leurs réseaux pour trouver des personnes à interviewer. Chacun.e a contribué en fonction de ses ressources, sans pression, dans un équilibre parfois fragile mais toujours vivant.

Des voix et des choix
Nous avons choisi d’interviewer des personnes venant de différents collectifs : un tiers-lieu, une SCIC, un collectif citoyen, une formatrice… Des expériences diverses, mais une même tension : comment faire tenir le lien sans renier les différences ?

Le montage a respecté cette diversité : chaque question est suivie de plusieurs réponses. Cela permet de faire entendre la pluralité sans l’écraser sous une narration unique. Le podcast devient alors une mosaïque de vécus.

Ce que nous avons appris
Ce projet nous a transformé.e.s. Chacun.e a pu prendre conscience de ses manières de coopérer, de ses élans et de ses limites. Le projet nous a appris à ralentir, à écouter, à laisser de la place aux silences et aux rétropédalages. Nous avons compris que la coopération est moins une méthode qu’un état d’esprit, une attention constante à la qualité du lien.

Et maintenant ?
Le podcast ne sera pas une vérité, mais une invitation à explorer. Une manière de dire : "Regardez, c’est possible. C’est parfois chaotique, souvent vibrant, toujours humain."

Et après ?
Le fruit de notre cheminement doit pouvoir se transmettre, inspirer, être repris et évoluer. D'où ce retour d'expérience sur le chemin emprunté.
Matériellement, nous souhaitions laissé traces :
  • d'une recette pour "Enregistrer soi-même un podcast en 5 étapes"
  • des fichiers sources des pistes des podcasts, pour être repris comme base, sans être attaché à l'appellation de "Radio Animacoop"


On vous souhaite à présent bon voyage dans une autre exploration du "Nous" avec des "Je" !


Réunion 1 - 1h : Méthode cheminement création podcast : Accord de groupe - Définition du thème - Choix des outils - Définition des rôles tournants (Animation - facilitation - scribe - pousse décision - logisticien) Choix d'un titre - Méthode POMODORO
Réunion 2 - 1h : Définition livrables
Réunion 3 - 1h : Définition questions - interview/enregistrement - Montage - Partage - Diffusion